Témoignage

Je m'appelle Flavie,
et j’étudie dans l’établissement suivant : Université du Mans
Voici mon témoignage :

J’ai besoin de vider mon sac, comme beaucoup d’entre nous, sur cette situation qui dure depuis longtemps, voire trop longtemps.
Ca fait maintenant plusieurs semaines que je déprime sérieusement. Le climat n’est pas toujours agréable à la maison car je vis chez ma mère et il peut parfois y avoir des tensions mais heureusement ce n’est pas tout le temps et elle est assez compréhensive bien qu’elle me mette la pression pour trouver un travail l’été. J’en suis arrivée à être violent.e avec elle une fois, à la pousser et à la faire dégager de ma chambre parce qu’elle m’énervait à toujours me demander si j’avais fait mon CV. Oui, c’est violent, mais comme vous, j’en ai marre. Et quand vous avez des gens qui vous mettent déjà la pression alors que vous vous êtes déjà en déprime (voire en dépression) vous pétez un câble et vous explosez. J’en arrive à un point où je n’arrive même plus à articuler aucun mot positif ou aucune phrase cohérence tellement que j’ai l’impression d’être un zombie derrière mon ordinateur. J’ai beaucoup de mal à aller vers les autres de base, je suis assez réservé.e donc le contact avec les gens est assez compliqué. Je n’ai plus du tout la motivation pour travailler. Lorsque je m’étais disputé.e avec ma mère, j’avais juste envie de mourir et de disparaitre de ce monde parce que pendant une semaine je ne parlais à personne et je ne voyais personne. Cela m’a détruit.e. Bien que l’université soit un monde assez stressant car en plus je n’aime pas la formation que je fais actuellement, j’ai quand même hâte de revoir les gens en vrai rien que pour les voir, sentir leur présence et ne pas me sentir seul.e dans cette galère. Je n’ai pas de frères et sœurs, pas d’animaux, en fait j’ai juste la musique, les films ou les livres pour m’évader. Mais surtout la musique car elle me permet de créer une autre réalité bien meilleure que celle qu’on vit actuellement et qui est merdique. Mon père est absent de ma vie et ça c’est très douloureux aussi et il habite dans le sud maintenant pour son travail et il est aussi au chômage. C’est très dur de se lever pour se dire qu’on va rester toute la journée devant un écran, à entendre des personnes parler mais qu’on est seul.e chez soi et qu’il y a personne. Je viens en cours mais mon esprit n’est plus là, je suis un légume, je ne souris plus, je n’ai plus envie de quoi que ce soit et tout ce que j’ai hâte c’est qu’on en finisse avec ce covid de m**** qui nous pourrit la vie et notre vie sociale. A cause cet isolement, lorsque j’ai dû aller à des entretiens pour chercher du travail, j’étais stressé.e car je n’avais plus l’habitude de parler à des personnes à l’aise dans les relations sociales. J’avais aussi peur parce que ma confiance en moi et mon estime de moi ont été ruinées par tout ça. J’ai maintenant envie de plus voir mes ami.e.s car je supporte de moins en moins la solitude. Je ne supporte plus être enfermé.e chez moi, j’ai des maux de cœur, de tête parfois par moments à force d’être sur les écrans. J’ai l’impression de tout le temps être en stress constant et encore plus lorsque je sais qu’il faut rendre 4 ou 5 dossiers pour début mai et que je n’ai encore rien commencé parce que je n’en ai plus la force et l’envie. Je sais bien que d’autres situations sont pires que la mienne comme les étudiant.e.s enfermé.e.s chez eux/elles. Mais c’est pareil, je déprime. Ca fait mal au cœur de voir des étudiant.e.s qui se suicident sous la pression des cours et des examens. Ca fait mal de voir notre jeunesse détruite par cette épidémie. J’ai une chanson en tête de Daniel Auteuil, plus particulièrement la dernière strophe : « Souvenez-vous de vos vingt ans / Mais oui mais oui c’était l’bon temps / On voudrait bien à notre tour / Pouvoir se dire amour toujours » (« On a un grand poil dans la main », chanson du film « Les sous doués passent le bac » (1980)). J’aimerais bien me souvenir de mes vingt ans mais j’ai le sentiment de ne pas en avoir profité et de n’avoir rien fait… J’ai des ambitions et des rêves mais je perds toute perspective d’avenir, la réalité me fait parfois peur, j’ai l’impression de m’en éloigner, de ne pas avoir une vie intéressante à souvent scroller Instagram avant, pendant ou après les cours. Mais même les cours m’énervent car c’est que du blabla pendant des heures, les professeur.e.s nous forcent à mettre nos caméras, à nous mettre dans des situations malaisantes et souvent quand t’as envie de dire quelque chose t’es coupé.e par un.e autre camarade donc intérieurement t’as soit envie de te barrer soit ouvrir ton micro et embrouiller la personne qui t’a coupé soit tu te tais et tu subis en silence. Il n’y a plus d’interaction naturelle, tout est digitalisé et je crains que cela dure dans le temps et que ce soit vraiment ça à l’avenir. Mon avenir est incertain, mon avenir me fait peur et mon avenir je le fuis.
J’en ai marre.

angello hubert
Université de Nantes
bonjour je suis un jeune j’étudie en cfa a l’urma cifam de saint luce sur loire un cfa situé pas loin de Nantes je témoigne car j’étais a la rue j’ai trouvé un logement avant d’avoir eu ce logement c’était vraiment compliqué j’étais en difficulté financière je subissait la précarité de plein fouet quel moyen […]
Anonyme
Université Clermont Auvergne
Bonjour. Je suis diététicien nutritionniste libéral depuis 2018. J’ai fait mes études à l’IUT de Clermont Ferrand qui était alors encore l’uda (université d’Auvergne). Je me suis installé en libéral en 2019. Après un peu plus d’un an de galère pour trouver du travail. Je vois dans mon cabinet la situation des étudiants mais aussi […]
Anonyme
Université de Montpellier
Je témoigne de l’incompréhension que partagent les élèves de ma fac face à certains de nos professeurs, qui nous préviennent qu’ils n’assisteront pas à nos partiels (en tant que surveillants) qui auront lieu en présentiel, car ils ont dans leur entourage des personnes à risques. Évidemment nous comprenons tout à fait la légitimité de cette […]