Témoignage

Je suis resté anonyme,
et j’étudie dans l’établissement suivant : École supérieure d'ingénieurs Léonard-de-Vinci
Voici mon témoignage :

Je ne suis pas de paris originairement, et j’ai déménagé en septembre 2020 à paris. J’étais déjà dans une situation compliqué en décembre 2019. J’avais perdu 10kg en une semaine et les prémices d’une depression pointaient déjà le bout de leur nez. A paris, je ne connaissais personne et j’ai essayé d’intégrer des associations pour me faire des amis mais aucune ne m’a accepté. J’ai aussi demandé un parrain mais ça n’a rien donné. J’ai donc dû me reposer sur mes amis. La seule personne que je connaissais à moins de 600km, c’était un amis qui travaillais jours et nuit pour réussir son année. J’ai beaucoup travaillé pour avoir cette école et je voulais pas la lâcher. J’ai donc poussé jusqu’au bout. J’arrivais pas à travailler une minute dans la journée. Le soir, je buvais beaucoup : en moyenne 6 litres de bière par soir. Je me réveillais sans me rappeler de la veille. Je me lavais plus, je mangeais plus. Il m’est arrivé de ne pas manger pendant 5 jours complets parce que je savais pas pourquoi je le ferai. J’ai passé des semaines d’affilés sans voir de visages, ou toucher personne. J’ai pensé au suicide évidement. Au bout d’un temps, j’appelais ça la lutte contre la rambarde (en reference à la rambarde du balcon). Je passais des heures à regarder le trottoir d’en bas à me demander si j’en étais capable. Finalement, je m’en suis tenus à la mutilation, et à trouver des excuses pour les gens qui me demanderaient d’ou viennent les cicatrices sur mes mains. Mon ex-petite amie, que j’avais quitté à cause de la distance et avec qui je parlais toujours quotidiennement, a décidé d’arrêter de me parler pour passer à autre chose. Je ne compte plus les soirées que j’ai passé allongé par terre, à pleurer. Mes amis heureusement sont restés, mais je ne voulais pas les embêter avec mes problèmes. Le déclic pour contacter une psychologue est arrivé le soir ou une amie a appelle les pompiers d’à cote de chez moi, pensant que j’avais sauté et que c’en étais terminé. Plus tard, j’ai écrit une lettre à mes parents ou je leurs racontais tout. Ils ont pensé que j’avais mit fin à mes jours, que c’était une lettre d’adieu. J’ai été réveillé par l’appel de mon père en pleurs. Ils s’en sont voulut de rien avoir vu. Mon père a pleuré pendant plusieurs jours, et je m’en suis voulut. Ils ont voulut que j’arrête mes études et que je rentre. Malgré cela, je voulais cette école et je l’avais, donc j’ai continué. J’ai essayé de parler de tout ça à mon responsable pédagogique, mais il ne semblait pas concevoir le fait que l’isolement puisse empêcher le travail. Le prie dans cette crise c’est que je ne pense pas qu’on puisse en vouloir a quelqu’un, il n’y a que le virus, et les dégâts. Aujourd’hui je ne sais pas si j’ai validé mon année ou si j’ai perdu un an, mais je suis convaincu d’avoir réussi quelque chose : rester vivant.

Roma
Université Lyon-II
Depuis le 18 octobre je n’ai pas mit un pied à l’université. Depuis cette date j’ai suivi les cours en distanciel, participer activement aux classes virtuelles, passé mes partiels en distanciel, et préparé mes projets de groupe à travers mon écran. Bref depuis le 18 octobre, je joue à la bonne élève qui écoute les […]
Anonyme
Université de Bordeaux
Bonjour, Je voudrais vous partager mon expérience personnelle qui est, je l’avoue, beaucoup moins critique que l’énorme majorité des témoignages présents. En effet, en commençant mes études supérieures, j’ai préféré rester chez mes parents n’étant pas très dégourdi et surtout, pas très social (Je n’ai pas beaucoup d’amis et je reste très souvent chez moi […]
Anonyme
Université de Lorraine
Je n’aurais jamais penser dire ça un jour mais l’école me manque… les profs me manque, les amphis me manque… pourquoi nous priver d’une éducation correct tandis que les collèges lycée et bts sont ouvert en open barr ? Pourquoi nous sacrifier ? Le décrochage scolaire devient alarmant je ne compte plus le nombre d’étudiants […]